Pour les gymnastes français, ce Master de Lons le Saunier (trampoline, tumbling et gymnastique acrobatique) représentait une chance de se qualifier pour la finale nationale. Pour les huit Suisses, surtout pour les plus jeunes, il s’agissait d’engranger de l’expérience en se frottant à une concurrence qui fait défaut en Suisse. Les garçons surtout ont été servis puisque « la crème de la crème des juniors anglais et les membres de l’équipe olympique française » étaient présents, relève Sergio Lucas, futur entraineur national et actuel entraineur du Centre de performance d’Aigle.
Du côté des points positifs, à noter la belle résistance au stress de Sarah Hunziker et d’Anja Zbinden ainsi que de Noëlle Meier et de Luc Waldner puisque tous les quatre ont mené à bien leurs exercices et sont entrés dans les finales de leur catégorie respective (15-17 ans filles, 15-17 ans garçons/13-14 ans filles). Si le niveau chez les filles était moins élevé que chez les garçons, cela n’enlève rien au mérite de Sarah, Noëlle et Anja qui se sont classées 2e, 3e et 4e. Luc Waldner a su gérer son concours pour se classer 6e, alors que Loan Bruhin, pourtant 5e après l’imposé, s’est défait lors du libre. La faute à la pression mise par l’Anglais Andrew Stamps, absolument impérial ?
Même constat pour Sally Dietzel qui après un bon imposé chute d’entrée au libre et termine 14e chez les 14-17 ans. En junior, Moïra Ciliberto a accédé à la finale malgré un libre et un imposé très moyens tant le concours a été marqué par des chutes, pour finalement se classer 7e. Quant à Simon Progin (cadre national élargi), pourtant auteur d’excellents entrainements, il n’est pas parvenu à les concrétiser en compétition : après être tombé à l’imposé, il a touché le tapis au dixième saut de son libre et a dû se contenter du 13e rang.
A noter que la Suisse a présenté trois paires de synchrone à Lons le Saunier et que la paire Sarah/Anja a soufflé de justesse la 3e place à Sally/Noëlle tandis que la paire Simon/Loan devait interrompre son exercice suite à une chute (7e sur 8).
Texte : Annika Gil