La stratégie de l’entraîneur en chef Roby Raymond pour ce samedi était «tout ou rien!» «Pour passer du huitième rang au podium, il faut tout risquer, on ne pouvais pas se contenter d’assurer. Raison pour laquelle les trois paires helvétiques ont augmenté aujourd’hui leur niveau de difficulté en finale», a-t-il expliqué à l’issue des concours. Relevant que «cette tactique n‘a payé que pour Nicolas et Simon», l'entraîneur est malgré tout très heureux.
Après les qualifications du mercredi soir 9 avril, Nicolas Schori croyait encore à une médaille: «En finale, tout repart à zéro et nous n’avons rien à perdre. Avec une difficulté plus élevée – par exemple trois saltos triples – et une meilleure synchronisation que lors des qualifications, nous avons nettement amélioré nos performances», a confié un Schori heureux. Simon Progin, qui participait à ses premiers Européens et n’avait jusqu’ici que deux compétitions internationales à son actif, a du mal à y croire: «C’est un rêve. Je n’arrive pas à croire. Je n’aurais jamais pensé que nous remporterions une médaille ici. Se retrouver sur le podium aux côtés des Russes, c'est juste indescriptible», commentait de son côté Progin, ajoutant: «Mais c’est grâce à nous tous».
Fanny Chilo et Sylvie Wirth ont elles aussi augmenté leur difficulté, mais ne sont pas parvenues à développer tout leur talent. Quant aux juniors Lucia Hakkart et Moira Ciliberto, visiblement nerveuses, elles ont dû ajouter deux sauts tendus dans leur exercice et se sont révélées moins synchrones que lors des qualifications.
Leurs excellents résultats rapportent aux trampolinistes suisses deux tickets pour les Jeux européens de 2015 à Bakou (Aze).
Texte: Chantal Weinmann/ gab