Médaillée de bronze en synchrone des CMGA 2013 (Sofia, Bul), la paire Sébastien Lachavanne/ Yann Amsler avait à cœur de rééditer sa performance cette année à Daytona Beach (Floride, EU). Lors des qualifications, le duo a pris la cinquième place (42,100 points) d’un concours opposant 20 paires, dont la moitié a dû interrompre son exercice. «En finale, les garçons devront présenter un exercice plus solide pour s'imposer dans un groupe où aucune paire ne survole les autres», avait prédit Robert Ducroux, entraîneur de la relève.
Finale nerveuse des garçons
Quatrièmes à s’élancer en finale derrière les Allemands, les Anglais et les Hollandais qui ont réalisé des libres nettement meilleurs qu’en qualification, les Suisses sont sous pression. Il allait falloir donner le maximum. Après une série de chandelles de départ interrompue (autorisée par le règlement), Lachavanne/Amsler démarrent d’excellente manière leur libre. Jusqu’à ce qu’Amsler, suite à un fort déplacement sur la toile, n’atterrisse sur le tapis après la sixième touche. Les Japonais connaîtront la même mésaventure, mais un peu plus tôt dans leur exercice, ce qui permettra au tandem suisse de terminer au septième rang de cette finale des huit meilleures paires de la catégorie d’âge 13-14 ans.
Plus serré chez les filles
Chez les filles, seize paires sont en lice, dont les Bâloises Anina Wechsler/Lucia Hakkaart et Moïra Ciliberto/Janina Müller. Au contraire du concours des garçons, celui des filles n’est entaché d’aucune chute ni interruption d’exercice jusqu’aux passages des Suissesses, avant-dernières et dernières à s’élancer. Déstabilisée après sa deuxième touche, Anina Wechsler doit malheureusement s’arrêter. Tous les espoirs de la délégation suisse et de ses supporters se reportent dès lors sur la deuxième paire helvétique. Celle-ci réussit un exercice bien synchronisé (9,1), mais son total de 40,800 points se révélera insuffisant pour entrer en finale. Le duo Ciliberto/Müller termine finalement au 11e rang.
Les CMGA 2014 à Daytona Beach terminés, le chef des espoirs Robert Ducroux a souligné que le niveau de certaines catégories, notamment les 11-12 ans, n’avait rien à envier à celui des juniors en termes de difficultés et de totaux.
Texte: Annika Gil/ gab