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Réunion sport d’élite: ne pas se reposer sur ses lauriers

ahv/vg

C’est mercredi 14 janvier 2015 que les responsables du sport d’élite se sont retrouvés à Aarau pour leur conférence annuelle qui a réuni 77 personnes. Daniela Brönnimann d‘Antidoping Suisse est intervenue sur le thème «Pas de titres sans moyens».

Le chef du sport d’élite de la Fédération suisse de gymnastique (FSG), Felix Stingelin, a donné des informations sur les changements en ressources humaines survenus au sein de la division du sport d’élite et du comité central FSG. Depuis l’été 2014, l’équipe de gymnastique rythmique s’est renforcée avec la venue à Macolin d’Eleonora Keshova (Bul) qui travaille comme entraîneur assistant. De plus, Céline Chavanne (GR) et Daniel Groves (artistique) ont passé avec succès leur diplôme d’entraîneurs 2 FSG.

2015, l’année des décisions
Après les informations générales, Felix Stingelin est revenu sur 2014 avant de donner un aperçu de 2015. En 2014, les gymnastes des cadres nationaux ont glané au total cinq médailles et 17 diplômes lors des CE, CEJ, CM et Jeux Olympiques de la Jeunesse. Bilan: les principaux objectifs 2014 ont été atteints, voire parfois dépassés, ce qui permet de décrire 2014 comme une année réussie au niveau sportif. Le chef du sport d’élite conclut cependant sa rétrospective en déclarant: «Mais attention, si nous pouvons nous féliciter de ce résultat, attention à ne pas nous reposer sur nos lauriers».

Felix Stingelin indiqua ensuite à l’assistance les objectifs fixés pour les Européens et les Mondiaux 2015. Si, en 2014, il s’était agi de se préparer et de créer les meilleures bases possibles pour les qualifications pour les JO, les choses sérieuses commencent en 2015 avec les objectifs suivants:
Au mieux décrocher les places de quota pour les JO mais au minimum se qualifier pour l’épreuve test qui aura lieu au printemps 2016 de manière à ce que toutes les options soient encore ouvertes.
D’où les objectifs fixés pour les compétitions à venir. En outre, Felix Stingelin expliqua le mode selon lequel les places de quota pour les Jeux Olympiques 2016 à Rio (Br) seront distribuées, sachant que la sélection finale est du ressort de Swiss Olympic. Un concept est en préparation avec la FSG. «Les objectifs sont parfois ambitieux et pas faciles à atteindre mais nous avons également de grandes exigences. Le sport d’élite se mesure au succès récolté», expliqua-t-il.

L’éthique dans le sport
Le thème choisi «L’éthique dans le sport» est important. «Le sport ne doit pas sauver le monde mais se protéger lui-même». L’observation et l’application de la Charte éthique font partie intégrante de la convention de prestations conclue entre Swiss Olympic et les fédérations. Cela signifie que le versement des contributions est directement lié au respect de cette convention. Le contrôle effectué par le chef du sport d’élite FSG, Felix Stingelin, en matière d’éthique a révélé l’existence de risques dans quatre domaines de la gymnastique, soit «Promotion de la responsabilité et de la coresponsabilité», «Respect de l’entière promotion en lieu et place de la sur-promotion», «Sport et environnement social en concordance» et «Contre l’exploitation et les abus sexuels». Felix Stingelin en appela aux fonctionnaires du sport d’élite pour «prendre conscience de ces risques et tout mettre en œuvre afin de les réduire au maximum».

Gagner en attractivité
«Pour moi, le dicton selon lequel ‹Si la gymnastique était simple elle s’appellerait football›, prend toujours plus d’importance», déclara le président central FSG Erwin Grossenbacher. Il faisait ainsi référence au fait que seul un nombre restreint de spectateurs est capable de suivre les compétitions de gymnastique, que ce soit en direct ou à la télévision. «Nous devons parvenir à rendre ces compétitions plus attrayantes pour le public», souligna-t-il.
L’intervention de l’invitée, Daniela Brönnimann, avait pour but de familiariser l’assistance avec le mode de fonctionnement et l’importance d’Antidoping Suisse. «Le dopage c’est l’affaire de tous, et nous devons en être conscients» déclara-t-elle en préambule.
Mais le dopage, qu’est-ce que c’est en fait? La plupart d’entre nous sait qu’il s’agit d’une infraction consistant à consommer des substances interdites. Mais il y a également d’autres méthodes/infractions sanctionnées comme relevant du dopage, comme la possession et le commerce de moyens dopants. L’ignorance peut parfois également constituer une infraction. Ainsi, prendre un médicament contre la grippe sans réfléchir qu’il peut s’agir d’une substance interdite. Antidoping Suisse a mis au point une application permettant, après avoir scanné le médicament, de savoir s’il figure ou non sur la liste. Les compétitions du sport de masse sont également régies par le règlement antidopage. «Nous voulons des titres propres sans dopage et nous nous efforçons d’y parvenir», continua Daniela Brönnimann. Pour ce faire, le soutien de tous – spectateurs,  médias, politiciens et fédérations sportives – est nécessaire.

Alexandra Herzog-Vetsch/vg

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