La réunion a débuté avec les informations de Felix Stingelin, chef du sport élite de la Fédération suisse de gymnastique (FSG), à propos des mutations survenues au sein de la division du sport élite et du comité central de la FSG. Le nouveau président central, Erwin Grossenbacher (Neuenkirch), remplace le président sortant Hanspeter Tschopp (Ziefen) au comité sport élite. L’avenir de cette instance fait l’objet de discussions.
Objectifs atteints
Après ces informations d’ordre général, Stingelin a passé en revue l’année 2013 avant d’aborder les contours de l’année 2014. Le nouveau cycle olympique a bien débuté aux Championnats d’Europe d’artistique masculine et féminine à Moscou (Rus), où Giulia Steingruber s’est parée du titre européen du saut et Lucas Fischer a remporté l’argent aux barres parallèles. Les autres Suisses ont également fourni de bons résultats lors de ces Européens d’artistique. Aux Mondiaux d’artistique d’Anvers (Be), les hommes ont rempli leur mission au concours multiple (1x top 20) et sont passés de peu à côté des objectifs pour les finales par engin (2x 12e rang). «Avec quatre athlètes dans les 20 premiers, ils ont néanmoins réalisé un bon résultat. Même si tout ne s’est pas passé comme prévu», a relevé Stingelin. Chez les femmes, Giulia Steingruber a une nouvelle fois démontré qu’il faut compter avec elle – et pas seulement au saut (4e au saut, 5e au sol, 7e au concours multiple). Quant à la jeune Ilaria Käslin, elle a confirmé qu’elle dispose du potentiel nécessaire (22e du général) pour rivaliser à l’avenir avec l’élite mondiale.
Joie troublée
En gymnastique rythmique, l’ensemble junior des Européens de Vienne (Aut, 8e Rang) et l’ensemble senior des Mondiaux de Kiev (Ukr, 10e rang du concours multiple, 9e rang avec massues, 13e rang avec ballon/ruban) ont obtenu des résultats réjouissants. Des résultats toutefois troublés par le licenciement du duo d’entraîneurs Heike Netzschwitz/Vesela Dimitrova début novembre 2013 en raison de visions divergentes des méthodes d‘entraînement. «Le succès a certes un prix. Mais nous ne sommes pas prêts à payer n’importe quel prix pour ce succès», a relevé le président Grossenbacher, rebondissant sur les derniers propos de Stingelin. Une nouvelle entraîneur nationale, Mariela Paschalieva (Bul), a cependant déjà pu être engagée pour début 2014. De nouvelles structures doivent éviter le fléchissement de la courbe de performance. Parallèlement à l’ensemble national, un ensemble de réserve entraîne les mêmes exercices afin de pouvoir combler d’éventuels forfaits tout en préparant de jeunes gymnastes pour l’avenir.
En trampoline, les objectifs n’ont de loin pas été atteints. Les gymnastes sont restés en-dessous de leurs possibilités. Le chef du sport élite n’a pas mâché ses mots: «La famille du trampoline doit grandir ensemble et clairement évoluer en direction du sport élite.»
Investir intelligemment les fonds de promotion
«Les CE artistique 2016 se dérouleront à Berne», a encore souligné Stingelin, balayant toutes les incertitudes. Le plan d’investissement établi pour l’utilisation des fonds de promotion de la Confédération (200 000 francs/année) est basé sur les points névralgiques suivants: entraîneurs/ techniciens/ spécialistes, entraînements (notamment des camps d’entraînement à l’étranger), compétitions (exploiter le contingent), médecine et psychologie du sport, relève (future élite), matériel.
En 2016 auront également lieu les Jeux olympiques à Rio (Bré) – le plus important objectif pour lequel travaillent les athlètes des cadres de la FSG. Les Mondiaux 2014 seront déjà qualificatifs pour ces JO. «Chaque rouage dans le système est nécessaire pour continuer à avoir du succès sur toute la ligne», a conclu le chef du sport élite de la FSG.
Le sport génère des émotions
Dans son exposé sur le thème «Sponsoring du point de vue du sponsor », Beat Weidmann (Head of Marketing Cornèrcard) a expliqué ce que la banque entend par sponsoring. Dans le flot actuel de publicités, le partenaire principal de la Fédération suisse de gymnastique souhaite se démarquer des produits interchangeables par l’émotion. «Nous voulons créer des moments inestimables que seuls peuvent vivre les détenteurs d’une Cornèrcard», a confié Weidmann. L‘émotion est omniprésente dans le sport, raison pour laquelle Cornèrcard s’engage dans ce domaine. «La Fédération suisse de gymnastique nous convient car nous défendons des valeurs identiques comme la passion, la loyauté, la tolérance et l’optimisme et réalisons des performances hors du commun», a-t-il ajouté.
Alexandra Herzog-Vetsch/ gab