Dans la première partie, Felix Stingelin (chef du sport d’élite FSG, Diegten) tira le bilan des activités de l’année précédente. «Ce qui est décisif, c’est le succès et non pas la participation. Or, le succès exige de fournir en permanence des efforts en vue de la perfection», expliqua-t-il en mentionnant qu’il s’agit d’un processus qui ne connaît pas de fin. Il tira le bilan de l’année 2010 du sport d’élite en mentionnant les huit diplômes, 6 aux CE et 2 aux CM, mais en relevant l’absence remarquée de places sur le podium. Le visage de Felix Stingelin s’éclaira cependant lorsqu’il parla des sept médailles décrochées par les juniors lors des CE (artistique et trampoline).
«Qualification pour l’épreuve test», tel est le mot d’ordre pour l’année gymnique qui s’annonce, la dernière pour la qualification pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012, celle qui ouvre directement la voie aux meilleurs classés lors des CM ou qui passe par le chemin détourné de l’« épreuve test » qui aura lieu en Angleterre en janvier 2012. Cette deuxième chance de qualification est pour Felix Stingelin l’occasion pour les champions suisses 2012 de conquérir une médaille olympique. Pour ne pas brader cette chance, les cadres nationaux 2011 ont été revus, a indiqué Felix (cf. listes des cadres).
Rendement trop faible
Dois-je dire ce que je pense ou est-ce que je pense seulement ce que je dois dire ou non? C’est par ce défi auquel il est parfois confronté que le président central FSG Hanspeter Tschopp ouvrit son allocution. Il expliqua qu’il disait ce qu’il pensait : après presque deux mandats à la présidence centrale, il profita de cette réunion du sport d’élite pour tirer un bilan des six dernières années. La conclusion est claire : « Le rendement est trop faible ». Par rendement, il entend la récolte de médailles par rapport aux plus de 30 millions de francs alloués au sport d’élite entre 2006 et 2011, montant qu’il doit défendre face aux membres de la FSG. Le président a donc clairement fait savoir aux responsables du sport d’élite que des qualifications en finale (individuelles et par équipes) ainsi que des médailles aux CE devraient désormais être la «norme». Une qualification pour les «épreuves tests» des qualifications olympiques est pour lui une évidence, et ce dans «toutes les branches».
Optojump?
Cette année, l’exposé traditionnel fut présenté par Klaus Hübner, spécialiste en science du sport de l’OFSPO et diagnosticien de performance. Il expliqua de manière relativement compréhensible les concepts de quattro-, drop- et optojump et captiva son auditoire par ses expressions passionnantes et par les possibilités qu’offre le diagnostic de performance de Macolin.
Texte: Peter Friedli/vg