Avec ce septième rang, Giulia Steingruber a réalisé l'objectif qu'elle et son entraîneur Zoltan Jordanov visaient, à savoir un diplôme au concours complet. Sa performance d'aujourd'hui dépasse celles d‘Ariella Kaeslin (BTV Lucerne), huitième du concours complet en 2009 à Londres et en 2010 à Rotterdam.
Au terme de la compétition, la St-Galloise n’était toutefois pas consciente de son exploit historique. Après un départ un peu fastidieux aux deux premiers engins (barres asymétriques et poutre), Giulia Steingruber a fait preuve d’une extraordinaire présence au sol. Ses prestations à cet engin et au saut sont de très bon augure pour les finales par engin de demain samedi (saut, première des huit finalistes à se présenter à 14h55) et de dimanche (sol).
Avec son 22e rang, Ilaria Käslin a réussi ses débuts en finale mondiale du concours aux quatre engins. Dernière gymnaste qualifiée pour la finale des 24 meilleures, elle s’est surtout améliorée aux barres asymétriques, mais a chuté à la poutre, son engin de prédilection. Au sol, elle s’est produite avec élan et élégance sur une musique entraînante qui a même invité le public à taper dans les mains, sortant cependant du praticable après la triple et la double vrille et demie. «J’étais un peu fatiguée et je ne me sentais déjà pas très bien le matin», a avoué la jeune Tessinoise à la fin de la compétition.
Texte: Chantal Weinmann/ cg