L’équipe suisse composée d’Andreas Gribi, Moreno Kratter, Henji Mboyo, Tim Randegger, Samir Serhani et Tobias Stöckli est bien entée dans le concours au cheval d’arçons, sans chute. Mais les Suisses avaient des valeurs de départ trop basses (max. 4,90) par rapport aux Britanniques (max. 6,00), ce qui explique la différence de score – 69,850 contre 64,950 points.
La Suisse a en revanche été la meilleure nation aux anneaux. Mboyo a même obtenu la meilleure note de tous les concurrents (14,00). Tout le contraire s’est passé au saut. Bien que tous les Suisse, à part Stöckli, l’aient bien passé, ils ont, et de loin, été les plus faibles (valeur de départ 4,4 et 4,8). Les Allemands ont présenté des sauts de valeur 5,6 et 5,2, les Britanniques et les Français de 5,2 et 4,8.
Aux barres parallèles, les choses n’ont pas tourné rond. Serhani a chuté à l’appui sur les avant-bras. Mboyo a enregistré une grosse faute au grand tour demi-rotation qui l’a contraint, par manque de place, à ajouter deux pas entre chaque élément suivant et lui ont fait perdre plus de 1,5 point. Les autres Suisses ont été au bout de leur programme. Andreas Gribi a même réussi un très bon exercice, malheureusement injustement noté 13,15.
A la barre fixe, Mboyo a dû tirer bras et jambes aux deux saltos Tkachev pour pouvoir continuer. Il a néanmoins été taxé d’un bon 13,55. Andreas Gribi a raté son Tkachev tendu et a dû fléchir les jambes à la sortie en Tsukahara tendu pour pouvoir terminer sur les pieds. Kratter a présenté le plus beau et le meilleur exercice de tous les participants – 14,15. A cet engin, une médaille est à portée pour lui lors des Européens à Berne.
Au sol, tous les Suisses se sont bien comportés. Mboyo et Serhani n‘ont cependant pas tenu assez longtemps l’appui renversé japonais et ont perdu 0,6 point pour deux éléments simples.
«Le deuxième rang était une obligation. Mais si nous voulons monter sur le podium aux CE 2016 à Bern, nous devons impérativement augmenter les valeurs de départ du saut aussi vite que possible à au moins 5,2. Si nous n’y arrivons pas, nous aurons beaucoup de peine à atteindre l’objectif visé», analyse l’entraîneur en chef de la relève Domenico Rossi.
Texte: Alexandra Herzog-Vetsch/ gab