L’équipe suisse est sur les rails!
Londres: les entraîneurs nationaux Bernhard Fluck (messieurs) et Zoltan Jordanov (femmes) sont très satisfaits des préparatifs en vue de Mondiaux de Londres.
«Les gymnastes n’ont pas réalisé cette semaine les performances dont ils sont coutumiers, mais ils ont tous pu s’habituer à l’environnement et à cette atmosphère particulière», relève Bernhard Fluck. «Sur le plan physique comme psychologique, les Suisses sont prêts!»
Roman Gisi (NKL Seltisberg) entend bien profiter de la plateforme que représente Londres pour se distinguer. Roman Gisi est un véritable gymnaste complet et représente un élément essentiel de l’objectif à long terme qu’est une qualification de l’équipe pour les Jeux olympiques 2012 à Londres. Ces championnats du monde se déroulent d’ailleurs dans la célèbre arène O2 – le lieu même qui accueillera les compétitions de gymnastique artistique des JO 2012. Une salle impressionnante, gigantesque, qui peut accueillir près de 12'000 spectateurs!
Claudio Capelli (BTV Berne) tient la forme. S’il passe mardi l’étape des qualifications en présentant un exercice aux barres parallèles parfait, il défendra ses chances de disputer la finale. Pour atteindre cet objectif, il a augmenté la difficulté de son exercices aux barres parallèles et appris intégré, avec succès, un nouvel élément, le «Morisue» – double salto à la suspension sur les bras. Toutefois la concurrence à cet engin est particulièrement élevée. Outre aux barres parallèles, Claudio Capelli s’alignera aussi au cheval d’arçons, à la barre fixe et aux anneaux.
Claude-Alain Porchet (Gym Mandement Genève) s’est révélé très convaincant au sol lors des entraînements sur le podium, faisant preuve de beaucoup de dynamisme: «Je ne suis pas habitué à évoluer sur un sol dur, mais j’aime cette surface. Si je suis assez rapide, assez agressif, et que je réussi mes réceptions, alors je devrais fournir une super performance!», commente le lucide Genevois. En raison d’un léger problème de douleur à la hanche, Claude-Alain Porchet ne se concourra pas au saut, se concentrant à 100% sur le sol.
Quintuple champion suisse, Niki Böschenstein( STV Neuenhof) se profile sans conteste comme le meilleur élément, tant il est capable de se surpasser le jour J. Une compétition sans fautes devrait lui garantir de réaliser son objectif d’un classement dans les 16 premiers du concours général. Sous le regard sévère de Bernhard Fluck et des deux juges suisses Andreas Strupler et Mario Caccivio, le gymnaste a peaufiné dimanche ses exercices lors des entraînements sur le podium.
«The girls are ready, as much as they can!», analyse Zoltan Jordanov à propos de ses trois protégées, desquelles les attentes sont variables.
Le jour J d’Ariella Kaeslin (BTV Lucerne), meneuse de l’équipe féminine, sera mercredi. Même si tout le monde parle déjà de samedi (finale du saut)! Ce n’est qu’une fois ses tickets de qualification pour le concours général comme pour la finale du saut en poche que les choses sérieuses commenceront vraiment. Zoltan Jordanov a une totale confiance dans la force mentale d’Ariella Kaeslin – néanmoins la pression augmente de jour en jour. «The finales are the cherries on the cake!», rigole Jordanov: «et nous entendons bien nous délecter de ces délicieux fruits sucrés!»
Lucia Tacchelli (SFG Giubiasco) a impressionné plusieurs entraîneurs étrangers lors des entraînements aux barres asymétriques. Pour Zoltan Jordanov, Lucia Tacchelli compte clairement parmi les vingt meilleures gymnastes du monde à cet engin. Où les performances se situent à tel point dans un mouchoir de poche que l’issue du concours est toujours très incertaine. «Sooner or later», elle remportera une médaille, pour autant qu’elle conserve une bonne santé. Après les championnats d’Europe d’avril, la Tessinoise de 17 ans a encore augmenté la difficulté de son exercice. Elle présente désormais la difficile liaison Stalder – tour complet au Stalder – Katschev.
Jennifer Senn (Stein-Fricktal) disputera à Londres ses premiers championnats du monde. La gymnaste de 16 ans est donc assez nerveuse. Elle espère surtout ne pas commettre d’erreurs. Pour elle, Londres représente avant tout l’occasion d’engranger de l’expérience, de se roder et de se frotter à l’ambiance d’un évènement de grande envergure. Mercredi sera le grand jour de Jennifer Senn. Elle connaîtra le point culminent de sa carrière en se mesurant aux meilleures athlètes du monde.
De Londres, Renate Ried, cheffe médias FSG/ cg