La Lucernoise commente son retrait après plus de dix ans par ces mots: «Je n’aurais plus jamais été en mesure de renouer avec mes dernières performances. Et je n’aurais donc pas pu atteindre les exigences que je m’étais fixées. J’ai pris cette décision en écoutant mon corps et mon cœur.» Ces années d’engagement total, focalisées sur le seul objectif, celui de toujours faire mieux, ont laissé des traces, mentalement et physiquement. Il y a sept semaines, la gymnaste s’était accordé un changement de praticable pour une régénération active. Elle était allée s’entraîner au «Swiss Olympic Sport Medical Base» de Lucerne ainsi que dans les centres régionaux (CRP) des cantons de Lucerne et d’Argovie, à Littau et Niederlenz. A la suite de quoi elle a décidé de ne plus retourner à Macolin et de renoncer à participer aux Mondiaux 2011, début octobre à Tokyo, par conséquent aussi à une possible qualification pour les Jeux olympiques 2012 à Londres. «Je me retire avec un sentiment partagé. D’une part, il m’est douloureux de prendre congé, de l’autre, je me réjouis de vivre une nouvelle période de ma vie ponctuée de nombreuses perspectives. Mon avenir est aussi ouvert qu’à l’époque, lorsque j’ai débuté dans le sport élite. Je suis gonflée à bloc et me réjouis de ce qui va m‘arriver.»
Felix Stingelin, chef du sport élite à la Fédération suisse de gymnastique (FSG) regrette que la gymnaste couronnée de succès de la FSG se retire l’année des qualifications olympiques. «Mais je respecte sa décision. Ariella Kaeslin s’engage depuis longtemps et elle a eu beaucoup de succès. Grâce à elle, l’artistique féminine est revenue sous les feux des projecteurs. Elle est un modèle pour de nombreuses gymnastes. Je lui adresse mes meilleurs vœux pour l‘avenir.» Felix Stingelin ne se fait pas de soucis pour l’avenir de l’artistique féminine helvétique: «Nous abordons avec confiance les Championnats du monde à Tokyo. L’équipe va se reformer autour de Giulia Steingruber.»
Les adieux à Ariella Kaeslin auront lieu ultérieurement dans un cadre officiel.
Renate Ried, cheffe médias FSG/ cg