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Dynamique et équilibré – un bon mélange

10 mars 2021

Lorsque l’on rencontre Béatrice Wertli et Fabio Corti, on se rend vite compte que tous les deux surfent sur la même vague. Pourtant, ils ont des caractères bien distincts. Qui sont les deux nouvelles personnalités à la tête de la FSG ?

En tant que président central, Fabio Corti a pris la tête de la gestion stratégique de la Fédération suisse de gymnastique (FSG) depuis janvier 2021. L'une des premières décisions que le Tessinois de 59 ans a pu prendre avec le Comité central a été de pourvoir le poste de directeur du secrétariat central de la FSG. C’est Béatrice Wertli, 45 ans, qui a été élue à ce poste en début d’année. Avec la première femme à sa tête, la FSG fait un grand pas vers l'avenir.

Résolument sportifs
« Quand j'ai pris connaissance de l'offre d'emploi, je n'ai pas eu à y réfléchir à deux fois », explique l’Argovienne. Elle ne vient pas du monde de la gymnastique (« je n'avais aucun talent pour ça »), mais le sport en soi fait partie de son ADN. Le sport, la communication et la politique - dans cet ordre - sont ce que Béatrice Wertli appelle ses passions. « Ces trois secteurs ont toujours fait partie ma vie jusqu'à présent, que ce soit en tant que profession ou en tant que passe-temps. J'ai vécu et survécu à pas mal de choses dans tous ces domaines », ajoute-elle. Elle peut maintenant mettre à profit toute cette expérience en tant que première femme à la tête de la FSG.

Fabio Corti, quant à lui, a grandi avec la gymnastique. Il a été gymnaste à l’artistique jusqu'à 16 ans et gymnaste de société jusqu'à 30 ans. De 1980 à 1983, l'actuel consultant en gestion a suivi une formation de professeur de sport à la Haute école fédérale de sport de Macolin. Plus tard, il s'est impliqué en tant que président de la SFG Chiasso et du Mémorial Arturo Gander. Aujourd'hui, si le temps le permet, il s'adonne à des sports d'endurance comme le ski de fond et la course à pied. « J’y suis assez mauvais, donc j'ai un grand potentiel de progression. Je peux d’ailleurs en apprendre beaucoup de Béatrice, en tant qu’ancienne triathlète », sourit le quinquagénaire.

« Il est préférable de maintenir une certaine neutralité avec son interlocuteur. »


« Nous nous complétons bien »
Le nouveau président central et la nouvelle directrice de la FSG forment un bon duo, et pas seulement sur le plan sportif. Fabio Corti envisage tout dans un juste équilibre. C'est probablement pour cela qu'il dégage un grand calme. « J'essaie de me mettre à la place des autres et de travailler de manière à trouver des solutions. Il ne sert à rien de passer des heures à réfléchir à des problèmes », souligne modestement le Tessinois. Béatrice Wertli lui reconnaît ainsi des compétences de médiateur. « Je pense que cela résume assez bien la situation », confirme Fabio Corti.

Béatrice Wertli est une personne dynamique. Elle parle beaucoup avec ses mains et bouge en permanence. Mais c'est précisément ce dynamisme, associé à la persévérance et à l'humour, qu'elle considère comme ses forces. « Cependant, mon enthousiasme excessif et ma vitesse de croisière ont également été pesants par le passé. Depuis, j'ai trouvé un bon équilibre entre le fait de ne pas bousculer les gens et de continuer à aller de l’avant », explique la nouvelle directrice de 45 ans.

« Je pars toujours du principe que mon interlocuteur a les meilleures intentions. »


Changer quelque chose là où c'est nécessaire
« Des racines et des ailes - telle est ma philosophie. Je veux apporter un soutien, inspirer confiance et encourager les gens dans leurs compétences », déclare Béatrice Wertli. Cela signifie aussi être ouvert à la nouveauté sans pour autant oublier la tradition. Fabio Corti, le nouveau président central, a une vision similaire de la Fédération suisse de gymnastique : « Malgré la longue tradition, nous devons nous assurer que nous restons à la page et que nous pouvons toucher tous nos différents groupes cibles ». Jusqu'à présent, beaucoup de choses ont été bien faites. Toutefois, certaines choses doivent être revues et il faut avoir le courage de changer ce qui n'a pas fonctionné correctement, déclare-t-il. « J'ai mon opinion et quelques idées à ce sujet », précise Fabio Corti. Il souhaite cependant tout d'abord échanger avec l'ensemble du Comité central et de la direction. « Je ne veux pas que ce soit le président qui décide. Nous sommes une instance très démocratique », déclare le Tessinois.

La première chose que Béatrice Wertli souhaite faire est de se plonger au cœur de la Fédération, de rencontrer l'ensemble du personnel, qu'il soit bénévole ou salarié, afin de s’imprégner de son atmosphère. « Il est important pour moi de me faire ma propre impression et de ne pas simplement adopter les opinions du public et des médias ». Ensuite, il s'agit d'examiner les structures avec le reste de la direction de la Fédération. « Je suis sûre que nous pouvons tirer parti de la crise pour opérer des changements fondamentaux là où cela s'avère nécessaire », estime l’Argovienne.

Il semble que Fabio Corti et Béatrice Wertli poursuivent le même objectif et se complètent bien du point de vue de leurs spécificités. De quoi donner à la Fédération suisse de gymnastique l'élan nécessaire pour l'avenir.

Alexandra Herzog/el
Photos : Stephan Boegli


Vous pouvez également trouver cet article dans GYMlive 1/2021.








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